Quelles sont les conditions pour qu’un produit soit considéré comme bio ?

Quelles sont les conditions pour qu’un produit soit considéré comme bio ?

L’agriculture biologique est une méthode de production agricole qui existe depuis le tout début du XXème siècle. De nos jours, le marché du bio, tous secteurs confondus, est une véritable aubaine pour les industries ; en effet, le bio ne représente pas moins de 46 milliards d’euros de chiffre d’affaire, un chiffre qui ne cesse d’augmenter chaque année, faisant de lui un créneau très porteur. 

Les consciences changent et les habitudes de consommation n’y échappent pas ; le consommateur d’aujourd’hui tend à aller vers un mode de vie plus sain, une alimentation plus « green » à la fois respectueuse de la santé et de l’environnement. Mais que savons-nous réellement à propos du bio ? Quelles sont les conditions pour qu’un produit soit considéré comme faisant partie de l’agriculture biologique ? Zoom sur une consommation alternative éthique aux nombreux avantages. 

Qu’est-ce que le bio ? 

Les produits bio sont fortement présents dans deux secteurs : celui de l’alimentaire et celui des produits d’hygiène et cosmétiques. Cette certification peut se définir ainsi, en fonction de la nature du produit : 

  • Une denrée alimentaire bio est issue de lAgriculture Biologique. C’est un mode de production engagé qui a recours à des pratiques d’élevage non intensives, respectueuses du bien-être animal et de leur environnement, et qui de plus, exclut toutes formes de produits chimiques, de pesticide et d’OGM dans ses cultures. En France, le marché alimentaire du bio connait un succès grandissant, si bien qu’en 2018, celui-ci a atteint la somme de 9,6 milliards d’euros de chiffre d’affaire, soit 1,4 milliards d’euros en plus par rapport à 2017. 

  • Un produit cosmétique ou d’hygiène bio est un produit qui doit respecter un certain nombre de critères précis, notamment concernant les composants qui doivent être naturels et d’origine végétale. En 2018, ce marché représentait 111 millions d’euros de chiffre d’affaire, tout en sachant que ce marché connait une croissance à deux chiffres annuelle en constante augmentation. 

Les conditions pour qu’un produit soit considéré comme « bio » 

Pour qu’un produit alimentaire ou non soit labellisé bio, celui-ci doit répondre à des critères bien précis et passer une batterie de tests afin de prouver qu’il peut rentrer dans cette catégorie.

L’agriculture biologique a été codifiée dans les années 1990. Ainsi, pour qu’un produit agricole ou une denrée alimentaire soient officiellement issus de l’agriculture biologique, ils doivent suivre un cahier des charges stricte : 

  • Cette production doit exclure l’utilisation de produits chimiques de synthèse 
  • La production bannit l’usage des OGM  (Organismes Génétiquement Modifiés) 
  • Les semences doivent être bio
  • La mixité des même variétés bio et non bio sont strictement interdites 
  • L’emploi des engrais, insecticides et autres produits apportés à la terre et aux cultures doit être très limité et réglementé 
  • Les conditions d’élevage doivent respecter le bien-être animal à tous les aspects  
  • L’utilisation d’additifs et d’auxiliaires technologiques doivent être scrupuleusement énumérés et limités 
  • La culture doit uniquement être liée au sol, ce qui sous-entend l'interdiction de l’hydroponie 
  • La fertilité ainsi que l’activité biologique des sols doivent être préservées et augmentées plusieurs fois par an

Par ailleurs, il existe aussi des conditions précises pour que les produits d’hygiène et les cosmétiques soient labellisés bio

  • Les composants doivent être d’origine végétale (excepté les ingrédients produits naturellement par les animaux comme le miel par exemple) et naturels 
  • Les composants synthétiques à l’instar du parfum, des colorants ou des conservateurs sont proscrits 
  • La production doit s’engager à avoir une empreinte environnementale faible 
  • Les tests sur les animaux sont totalement exclus  

Toutes ces exigences règlementaires sont vérifiées par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Par ailleurs, il faut savoir que tous les acteurs du bio, que ce soit le producteur, le transformateur, le grossiste ou encore l’importateur doivent obligatoirement avoir passé un contrat avec l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO).

Des règles d’étiquetage précises 

Il faut savoir que pour qu’un produit soit commercialisé avec le logo officiel « AB », il doit être composé au minimum de 95% d’ingrédients agricoles biologiques pour pouvoir utiliser une dénomination de vente mentionnant le terme « bio » ou « biologique ». 

Un produit qui comporte moins de 95% dingrédients agricoles biologiques ne pourra mentionner ces termes que dans la liste des ingrédients. 

Des certifications bio 

Pour qu’un produit soit commercialisé avec une mention « bio », il doit avoir été labellisé. Ce label est une certification qui doit avoir été délivrée par un organisme privé ou public  et qui garantit ainsi une certaine traçabilité des produits ainsi que leur qualité. Ces labels peuvent varier en fonction du type de produit. (liste non exhaustive) 

Produits agricoles et denrées alimentaires : AB (label européen), bio cohérence, bio partenaire, Demeter, Nature & Progrès ou encore FairTrade.

Produits d’hygiène et cosmétiques : AB (label européen), Ecocert, Cosmebio, Natrue, Slow cosmétique mais aussi BDIH. (liste non exhaustive)

Quels sont les avantages d’un produit bio ? 

L’agriculture biologique vise à maintenir une gestion durable de l’agriculture en améliorant notamment la qualité des sols, de l’eau, des végétaux, des animaux, tout en permettant le développement de la biodiversité. Acheter des produits bio encourage donc cette dynamique et pousse à mieux consommer au quotidien. 

Manger bio, c’est aussi consommer des aliments plus savoureux, avec plus de vitamines et de minéraux, et découvrir ou redécouvrir de nombreux aliments et produits! 

L’environnement est aussi avantagée de plusieurs façons par l’agriculture biologique : 

  • Une agriculture biologique préserve l’environnement à long terme 
  • Les méthodes de ce mode de production entretiennent la qualité des sols 
  • Elle respecte la faune ainsi que la flore 
  • Cette agriculture favorise l’infiltration de l’eau dans les sols et ne pollue pas la nappe phréatique 
  • Elle permet de diminuer les effets de serre et réduit le réchauffement climatique grâce à l’élimination du carbone 
  • La biodiversité est mise à profit tout en étant protégée 
  • Les emballages sont le plus souvent fabriqués avec des matériaux recyclables et/ou recyclés

Consommer bio est ainsi une façon de préserver sa santé en évitant les pesticides, produits chimiques et perturbateurs endocriniens en tout genre, ainsi que l’environnement. Cependant, il faut veiller à ne pas rentrer dans une surconsommation et consommer intelligemment, en privilégiant notamment les produits locaux et du terroir, ainsi que les produits non transformés. 

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