Comment est fabriqué le miel ?

Comment est fabriqué le miel ?

Il existe toutes sortes de miel : de fleurs, de châtaignier, de jujubier, de montagne, de thym et bien d’autres, qui viennent de tous les recoins du monde en dehors des zones trop froides. Mais, comment est fabriqué ce liquide si précieux et si utile aux abeilles comme aux hommes ?



De quoi est constituée une ruche ?


Une ruche est constituée de nids d’abeilles qui sont fabriqués comme des « rayons » ; ces rayons sont fabriqués avec de la cire par les abeilles en 3 à 4 jours. La cire est elle-même produite par les abeilles qui possèdent sous leur abdomen des glandes cirières, et lorsque l’abeille est âgée de 15 jours, ses glandes se développent et produisent de la cire. Cela se présente sous forme de petites plaques qui sont malaxées par les abeilles puis agglomérées à la construction du rayon.


Dans le cas d’une ruche domestique, les rayons sont déjà préfabriqués avec de la cire car les abeilles doivent manger beaucoup de miel pour produire cette cire, ce qui n’est pas assez rentable pour les apiculteurs.


Organisation d’une ruche


Naturels ou pas, tous les rayons sont organisés de la même manière :


Au centre, il y a le couvain,  qui est la « pouponnière » ; il forme une sorte de boule nichée au coeur des rayons de façon à être protégé du froid. C’est l’endroit où les larves - les futures abeilles - vont grandir et se transformer. Autour, il y a le garde-manger avec les réserves de pollen et plus loin, les réserves de nectar.


Toutes les alvéoles de la ruche sont de forme hexagonale (6 cotés), c’est la structure idéale pour contenir un maximum de miel. Ces alvéoles font moins d’1 mm d’épaisseur mais sont pour autant très solides : un rayon peut contenir jusqu’à 2kg de miel !


Une vie en société


Les abeilles vivent en société :


Il y a tout d’abord les ouvrières qui sont les plus nombreuses, ce sont uniquement des femelles, il y en a des dizaines de milliers, ce sont elles qui font tout le travail.


Il y a ensuite les mâles, appelés aussi « faux bourdons » qui sont légèrement plus gros que les ouvrières, mais beaucoup moins nombreux - on en compte seulement quelques centaines, soit un peu moins de 2% de la ruche. Ils n’ont pas de dard et leur seul rôle est de féconder des reines.


Et enfin, il y a la reine : c’est la plus grosse de toutes les abeilles, c’est elle qui donne naissance à toutes les abeilles de la ruche. Elle ne sort jamais de la ruche sauf pour le vol nuptial et passe son temps à pondre des oeufs (jusqu’à 2000 par jour en été).


Le cycle de l’oeuf à l’abeille


3 jours après la ponte, l’oeuf éclos et donne place à une larve. La larve est alimentée par les nourrices avec de la gelée royale et en une semaine à 10 jours, elle grossis de façon conséquente pour se métamorphoser en nymphe. Sa cellule est ensuite operculée et la nymphe ne se nourrit plus jusqu’à se transformer en abeille. Elle casse ensuite l’opercule de cire pour sortir.  


Des métiers définis


Au cours de son existence, une abeille change souvent de métier :


  • Les bâtisseuses : ce sont elles qui fabriquent de la cire ;

  • Les magasinières : c’est elles qui récupèrent le nectar que leur ramènent les butineuses, et vont le stocker dans les alvéoles. C’est elles qui fabriquent le miel ;

  • Les butineuses : elles quittent la ruche pour récolter du nectar et du pollen.



Les étapes de la fabrication du miel


Une abeille peut parcourir plusieurs kilomètres pour butiner et récolter du pollen et du nectar.


Le nectar est un liquide sucré qui se trouve à la base des pistils des fleurs, c’est ce qui attire les abeilles. Ce nectar leur donne de l’énergie et va leur servir à produire le miel. Le pollen est quant à lui produit uniquement par les plantes mâles, il contient des protéines qui sont indispensables pour le bon développement des abeilles.


En butinant les fleurs, l’abeille participe à la pollinisation de nombreuses autres plantes.


La butineuse pompe le nectar grâce à sa langue coulissante et emmagasine le nectar dans son jabot, une poche constituée par un renflement de l’oesophage qui n’est autre qu’un réservoir pour nectar.


Quant au pollen, il se colle naturellement sur le corps de l’abeille lorsque celle-ci butine, et lorsqu’il y a suffisamment de pollen présent sur son corps, l’abeille se brosse à l’aide de ses pattes avant puis le rassemble sur ses pattes arrières en faisant de grosses pelotes. Elle ramène ensuite tout son chargement à la ruche.


De retour à la ruche, les magasinières aspirent le pollen des butineuses et remplissent ainsi leur jabot : c’est l'échange trophallactique. Le nectar passe dans différentes bouches d'ouvrières qui y ajoutent leurs salives et sucs digestifs. Les magasinières déposent ensuite le nectar dans les alvéoles puis le pompe et le régurgite plusieurs fois de jour comme de nuit.


Le nectar liquide contient du saccharose, un sucre naturel composé de glucose et de fructose. Pour fabriquer le miel, l’abeille doit séparer ces deux constituants grâce à sa salive qui contient un enzyme qui brise les liaisons entre le glucose et le fructose : c’est ce qu’on appelle l’hydrolyse du saccharose .


Encore trop liquide pour être du miel, les abeilles vont ventiler au dessus des alvéoles afin de créer une évaporation de l’eau en maintenant la ruche à une température entre 36 et 37 degrés. Lorsqu’il reste seulement moins de 20% d’eau, le miel atteint alors sa composition finale, les abeilles placent un opercule de cire sur l’alvéole qui ne sera réouverte que lorsque les abeilles auront besoin de miel.

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